• clairemontabone

Couple : comment savoir si mon partenaire est le bon ?

Mis à jour : juin 8

Suis-je avec la bonne personne ? Si je le choisis vais-je être heureuse ? Si je ne la choisis pas est-ce que je vais le regretter ?

Un jour ou l'autre, cette question se pose dans le cheminement vers une vie de couple. Le choix d'un partenaire, qu'il soit pour la vie ou pour le week-end, est sans doute crucial pour beaucoup d'entre nous. D'autant plus que personne ne peut avoir une certitude absolue lorsqu'il s'engage dans un début de vie de couple ou lorsque les doutes surviennent après quelques années.


Le choix d'un ou d'une partenaire nous met face à de nombreuses questions :

- est-ce qu'il y a quelqu'un qui serait plus fait pour moi ?

- le couple est-il voué à l'échec de toute façon ? Vu les exemples qui courent autour de nous...

- est-ce que quelqu'un peut m'aimer au-delà de 3 ans ?

- est-ce que je suis capable d'aimer quelqu'un toute la vie ?

- est-ce que ça se passera bien avec cette personne ?

- ...


et peut rejoindre des peurs profondes telles que :

- s'il/elle m'abandonne qu'est-ce que je vais devenir ?

- c'est dangereux d'accorder sa confiance, on risque d'être trahi

- est-ce que je suis vraiment digne d'être aimé ?

- est-ce que je vaux le coup ?

- est-ce que je risque de trop me sacrifier en me mettant en couple ?

- si je m'engage pour la vie et que ça se passe mal, qu'est-ce que je fais ?

- j'ai peur d'être seul(e) toute ma vie

- j'ai peur d'être utilisé(e)

- j'ai peur de souffrir...

- ...


Il va sans dire que prendre une décision de cette importance engage un peu plus que choisir un paquet de biscuits au supermarché. La responsabilité du couple est grande : satisfaire au quotidien et produire un sentiment de sécurité profond aux deux personnes qui le composent. Mais peut-on vraiment en attendre autant de son couple ?

Est-ce que nos attentes risquent de mettre en péril notre couple ?

C'est ce que nous allons voir...


Pourquoi se met-on en couple ?


Qu'est ce qui pousse l'être humain à se mettre en couple et à fonder une famille depuis la nuit des temps ? La survie de l'espèce ? Le besoin de fonder une alliance avec autrui ? La fuite de la solitude ?

Il est clair que vivre en groupe ou en société fait partie de la nature humaine. Cette nature est plus ou moins "civilisée" selon les cultures et les époques. L'organisation des groupes humains est différente aussi. Mais globalement, la cellule de base de la vie en société est la famille et donc le couple. L'être humain a organisé sa survie par l'entraide inter et intra familiale.


Actuellement l'image du couple est changeante. On rencontre des familles recomposées, des trouples, des unions libres et du polyamour qui bousculent les représentations du couple et de la famille. Notre cohésion sociétale et les progrès de la médecine assurent la survie de l'espèce, dans notre monde occidental. Le couple ne se définit donc plus comme une alliance indispensable à la survie mais plus comme une réponse au besoin de chaleur humaine, d'intimité, de partage, de sexualité et de bonheur partagé, sans oublier la réussite matérielle. Dans un quotidien parfois déshumanisant, le couple est le refuge, le cocon bien mérité tant espéré.

Le couple n'est pas le but, il est le chemin vers une évolution et une croissance mutuelle.

Il me semble que l'individualisme ambiant fait peser encore plus lourd sur le couple la responsabilité de rendre heureux, d'épanouir et de combler les personnes qui le composent. Or, ce n'est pas vraiment l'expérience que font nos contemporains. En se mettant en couple, ils tombent souvent de haut. Les déceptions sont nombreuses, car faire "alliance" avec une personne différente de soi... ne va pas de soi. Construire une vie commune épanouissante et paisible est un vrai travail sur soi et à deux. Une aventure et un challenge.


Je crois profondément que le couple est une réponse adaptée aux besoins primaires de l'être humain enfant et adulte, lorsque les relations sont adaptées et satisfaisantes pour chacun. Il ne s'agit pas tant de trouver une bonne personne, mais d'avoir un projet suffisamment commun et de prendre les moyens ensemble de construire ce projet. D'apprendre à s'améliorer, à se remettre en question et recréer du lien lorsque la relation est mise à mal. Le couple n'est pas le but, il est le chemin vers une évolution et une croissance mutuelle.


Se mettre en couple : entre besoin et dépendance... une quête de bonheur.


Si le couple n'était qu'un challenge à remporter ou une entreprise à gérer, ce serait encore facile... Malheureusement il n'y a pas que ça, pour composer un couple et s'y établir durablement dans le bonheur à deux (ou plus...).


Entre liberté et dépendance, chaque membre du couple se débat pour faire entendre ses besoins, pour négocier une vie commune où chacun y trouve son compte sans s'y perdre et pour trouver son équilibre à chaque nouvelle étape de la vie.


Chacun entre dans la vie amoureuse et commune avec son histoire personnelle, sa culture, son héritage familial (assumé ou non) et ses besoins propres. Le couple répond au besoin d'attachement, qui est un besoin fondamental de l'être humain. Cet attachement peut être fragile.


Selon votre histoire avec l'attachement (comment s'est construit votre attachement dans l'enfance), selon vos expériences d'attachement, selon vos besoins et attentes propres, le couple sera une réponse et en même temps se fera l'écho de votre mal-être, de vos blocages, de vos peurs et de vos doutes.


il y a un sacré ménage à faire avant d'être heureux en couple parfois

Vous avez peut-être entendu la formule "lorsqu'on épouse quelqu'un, on épouse aussi sa famille". C'est à la fois faux aujourd'hui car nous ne vivons plus en tribu ou en famille élargie... mais cet adage reste vrai car chacun transporte avec lui, dans son subconscient, ses expériences familiales. Chacun va faire référence, tout au long de sa vie, à ce qu'il a vécu en famille, à ce que ses parents ont été ou non comme modèle pour lui/elle. Et cela se passe sans même y réfléchir, notre cerveau le fait tout seul. Sans oublier les réunions familiales, les liens familiaux, qui sont autant de rappel à l'ordre pour correspondre (ou non) aux valeurs familiales, aux principes éducatifs ou aux attentes de nos parents/familles respectives.


Vous l'aurez compris, il y a un sacré ménage à faire avant d'être heureux en couple parfois.


Pour parvenir à un équilibre, pour se sentir suffisamment heureux en couple, il est nécessaire d'avoir construit un attachement sécure (pour sortir de la dépendance affective), d'avoir fait le deuil de correspondre parfaitement à l'image idyllique du couple parfait (pour sortir du perfectionnisme), d'avoir essuyé quelques tempêtes ensemble (pour sortir de l'idéalisme), de s'être rechoisi régulièrement, de s'être apaisé par rapport à son propre passé (pour sortir du fatalisme)... et de se pardonner à deux pour nos erreurs.


Tout ceci prend du temps. Une vie de couple se créé dans le temps, avec la nécessité parfois de demander de l'aide pour y arriver, pour prendre du recul, pour se retrouver et se regarder à nouveau avec bienveillance et affection.




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